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Les grenadiers à cheval de la Garde Impériale trouvent leur genèse dés l'An III dans la Garde du Directoire qui devient après le 18 Brumaire la Garde des Consuls.
Faute d'initiative de l'administration militaire pour élaborer un sabre adhoc, les tout premiers sabres attribués en 1791 aux Gardes du Corps Législatif sont ceux issus des chasseurs à cheval après une modification sommaire.
Il faut attendre le modèle AN ix pour voir une version définitve du sabre, dont l'étude a été réalisée par BOUTET.
Avec l'augmentation des effectifs des Grenadiers, qui est portée à deux escadrons en l'An VIII, la Manufacture de Versailles livre un modèle réglementaire avec une monture originale et pratique.
En effet, la pièce de garde, en laiton fondu, facilite la prise en main.
La lame "à la Montmorency" est droite, le fourreau est en cuir noir avec deux bélières à anneaux.
En l'An IX, le régiment est formé de quatres escadrons et l'ensemble du corps reçoit le nouveau modèle de sabre réalisé en 962 exemplaires.
La monture à grenade, symbole des troupes d'élite, reste identique au premier modèle alors que la lame est devenue légèrement courbe.
Celle-ci est une lame à dos avec gouttière et pan creux.
Le fourreau en cuir a été remplacé par un modèle en laiton de deux pièces avec un long crevé d'où ressort le cuir noir.
Le fourreau est constitué d'alaises en bois recouvertes de cuir et protégé par des garnitures en laiton consolidées par deux renforts.
Il n'est pas certain que ces deux bracelets aient existé sur les sabres à l'origine, mais ils se sont avérés nécessaires compte tenu de la protection du fourreau à ce niveau. |